Sanofi changerait de cible… et le feuilleton continue

Le 26 Août 2010
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Et les rumeurs d’acquisition continuent pour Sanofi-Aventis. Sans autre résultat, pour le moment, que de faire chuter le cours boursier du laboratoire français (44,22 € ce jeudi 26 août à midi, soit – 23 % au-dessous du plus haut de l’année 2010). Bloomberg et la presse américaine rapportent que le conseil d’administration de Sanofi refuse de débourser plus de 70 $ par action Genzyme. Soit 10 $ de moins que le seuil fixé par la biopharm de Cambridge. Cet écart, aujourd’hui incompressible, conduirait le directoire de Sanofi à étudier d’autres cibles.
Les spéculations vont bon train. On reparle dAllergan (4,45 Md$, dont plus de 80 % pour l’activité pharmaceutique, le reste provenant de la chirurgie esthétique), qui est régulièrement cité parmi les sociétés « opéables ». L’inventeur du Botox, la molécule-phare dont les ventes pourraient être boostées par de nouvelles indications aux Etats-Unis, offre des perspectives de croissance importantes. Mais, à 63 $ par titre, sa capitalisation boursière frôle déjà les 20 Md$ et les analystes fixent son horizon à 90 $ par titre. Le conseil d’administration de Sanofi-Aventis donnera-t-il son feu vert pour déclencher une opération qui coûtera forcément plus cher que le rachat de Genzyme ? Autres cibles évoquées par la presse américaine : Biogen-Idec, une autre biopharm de Cambridge, d’ailleurs de la même taille (4,4 Md$ de CA) que Genzyme et Allergan, la biopharm du New Jersey Celgene (2,7 Md$ de revenus en 2009) et le spécialiste de l’ophtalmologie Bausch & Lomb.